embruns des jours et mouillages improvisés,
L'histoire de la contrebasse débute dans les années '30, avec Jimmy Blanton( ordhestre de Duke Ellington), John Kirby,Walter Page , mais l'instrument reste comme une ponctuation confidentielle dans la rhytmique d'orchestre; puis le Bop arriva , rapide, haché, avec oscar Petitford,Curly Russel,Nelson Boyd, qui accompagnent toujours l'orchestre sans pratiquer de solo mais le tempo s'accélère, et la contrebase sert de sca nssion à contretemps , de retardateur rhytmique;Dans les année'50, un style plus délié , plus construit, permet à l'instrument de s'affirmer à côté de l'orchestre avec Ray Brown, Paul Chambers,Milt Hinton,Scott Lafaro; il travaille avec le Miles davis Quintet entre 1963 et 1968
Enfin dans les années '60, Ron Carter fait évoluer la contrebasse, du métronome ou il était cantonné vers un plein champ musical donnant une coloration, une vibration, une tonalité à l'orchestre.
Mains fines aux doigts de sculpteur, il caresse l'instrument, le palpe, l'effeuille et retient le velours de sons graves et ronds, suspend le contour des accords qui s'étirent, crée des nuages de sons qui s'élèvent en réverbération qui se dissipent en volutes sensuelles au bord de l'oreille, un dialogue entre l'ombre et le silence, comme une apprentissage de la lumière.
********
ça me fait penser à Charlie Mingus,
Quel flemmard, ce piemontais !!, les épaules enfoncées vers l'avant,la moustache en vadrouille,massif comme un olivier,l'oeil égrillard,il sait tout faire avec une flemme magnifique en sirotant un verre de spumante sous les platanes, volare, cantare, border votre vie de farniente
Il ya longtemps, il a du être avocat en passant ! mais il préferrait pianoter quelques fredaines napolitaines qui vous chauffent le coeur et vous attire sans effort la complicité des dames: voix rauque et chic : Oh!,Ma!,Chissa!,Sara !
Restons Azzuro!, Paolo parlait de son temps à lui, y a quelque chose de notre Nino Ferrer, le blues azzureo, la tendresse du sud , le mal-être de vivre "nègre" au Nord pour bouffer, accumuler et faire le clown !
Un malentendu avec l'industrie du plaisir ,léger, léger, faut pas ennuyer les autres, de la grâce enfantine, et des brassées de tendresse familiale comme dit Desproges: "ce piemontais grave etlent, habillé de gris distingué, il dit le gout défait des curaçaos amers et des rumbas passés, voix grave et crépusculaire après la nuit , il chante viril contre l'ennui et la médiocrité
son nouvel album , Pisché (2008, AZ Universal)
*********
Keith Jarrett and co...!
1983: Keith Jarrett a 38 ans et renregistre avec le contrebassiste Gary Peacock et le batteur Jack de Johnette 3 33 tours , "Standard" vol 1, "Standard 2 et" Changes" : un brusque changement dans l'évolution de la musique !
Jarrett a travaillé avec Jack Dejohnnette et Gary Peacock sur "Tales of Another",6 ans plus tôt,ils attaquent les standards musicaux établis de Broadway et d'Holliwood; all the things you are ,the Masquerade is over,I Fall in love too easily,
Alliance de la technique et d ela poésie: après bud Powell, Thélonius Monck, Bill Evans,le be- bop, quoi ! Keith Jarrett apporte de la couleur et l'expression harmonique, de la fraicheur , un certain classicisme liée à sa culture européenne (Shumann, Chopin) , l'influence de Jan Garbareck et de Paul Motian, lui fait faire le fameux "Koln concert" : language harmonique audacieux,impro totale,un espèce de rage jubilatoire et sauvage , Jarrett joue du piano comme un soliste, comme s'il était Coltrane ou Arstrong; des phrasesvocales , du piano à la voix,des mains de 12 doigts chacune,tellement technique et aérien!