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embruns des jours et mouillages improvisés,

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françoise Rosay

actrice à la Gabin !,






Elle était la fille naturelle de Marie-Thérèse Chauvin, une actrice connue sous le nom de Sylviac. Son père, le comte François Louis Bandy de Nalèche (fils du député creusois
Louis Bandy de Nalèche) ne la reconnut pas avant 1938.

Quand elle annonce qu'elle veut être actrice, sa mère lui fait aimablement remarquer qu'elle est laide, dégingandée et lui prédit qu'elle sera incapable de se tenir sur une scène. Rien de tel pour forger la volonté de Françoise Rosay qui n'en projette pas moins de devenir cantatrice et, après le Conservatoire, travaille au théâtre et va même jouer en Russie à la veille de la guerre.

Elle débute au cinéma dans Falstaff, en
1913, et devient célèbre en jouant les «peaux de vache». En 1917, elle gagne un prix au Conservatoire de Paris. Elle fait alors ses débuts au Palais Garnier dans le rôle-titre de Salammbô d'Ernest Reyer. Elle chante aussi dans Castor et Pollux de Rameau et Thaïs de Massenet

Son mari est le cinéaste Jacques Feyder. Ils se rencontrent en 1917, il la fera tourner dans ses principaux films: La Kermesse héroïque, Le Grand Jeu...

Au début de l'occupation allemande, elle entre dans un réseau de résistance tout en tournant dans quelques films. Fin 1942, lorsque les allemands envahissent la zone libre, elle manque d'être arrêtée et parvient à s'enfuir en Tunisie. En 1943, elle rejoint son mari en Suisse et donne des cours de théâtre au Conservatoire de Genève.

Elle joue en virtuose sur tous les registres, de l'émotion au drame, de la comédie de boulevard à la farce, elle tire des larmes comme elle déclenche les rires. Elle enchaîne les films, passe d'un chef-d'œuvre à l'autre,

de Drôle de drame de
Marcel Carné à Un carnet de bal de Julien Duvivier, de Macadam de Marcel Blistène à L'Auberge rouge de Claude Autant-Lara.

La mort de Feyder, en 1948, la laisse désemparée. Pour leur trois fils, Marc, Paul et Bernard, elle trouve le courage de surmonter ce deuil et reprend sa carrière internationale (elle parle parfaitement anglais et allemand). Elle meurt le 28 mars 1974 à Montgeron, à l'âge de 82 ans après une carrière de près de 60 ans.
     «Je n'ai pas du tout envie de vivre centenaire, disait-elle. Ce ne serait pas poli.»

11911 : Falstaff, de Henri Desfontaines, Clément Maurice
11912 : Rigadin n'a jamais aimé le cinéma, "court métrage - 155m" de Georges Monca
1915 : Les Vampires, de Louis Feuillade
1916 : Têtes de femmes, femmes de tête, "moyen métrage - 792m" de Jacques Feyder
1916 : La trouvaille de Buchu, "court métrage - 141m" de Jacques Feyder
1916 : Le billard cassé, "court métrage - 112m" de Jacques Feyder
1917 : L'instinct est maître, de Jacques Feyder
1917 : Abrégeons les formalités, "court métrage - 185m" de Jacques Feyder
1917 : Les vieilles femmes de l'hospice, "court métrage - 523m" de Jacques Feyder
1917 : Le bluff, "court métrage - 460m" de Jacques Feyder
1918 : Le frère de lait, "court métrage - 180m" de Jacques Feyder
1918 : La faute d'orthographe, "court métrage - 26mn" de Jacques Feyder
1922 : Crainquebille, de Jacques Feyder - La cliente
1923 : Visages d'enfants, de Jacques Feyder -F.Rosay est uniquement l'assistante de Feyder pendant une quinzaine de jours
1925 : Gribiche, de Jacques Feyder - Mme Maranet
1927 : Madame Récamier, de Gaston Ravel - Mme de Staël

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