embruns des jours et mouillages improvisés,

Sans remonter à Behemoth, l'argent roi a été crtiqué comme valeur étalon de la réussite sociale, critère ultime de réussite dans les secteurs du paraitre du faire valoir, et maintenant la culture bling bling, l'éducation , les écoles de commerce à fric, les valeurs humanistes on peut pas les laisser qu'à l'abbé Pierre, ou aux assos catholique et de gauche! voyez les grands hebdo, d'une facon ou d'una autre, ils parlent du fric avec des variations glacées et diaboliques ! sur les mecs qu'y en ont , les femmes d'influence, les voyages fantastiques, les bagnoles à 25 000€ !,les animateurs à succès qui savent si bien parler des pauvres types à la ramasse mais si exotiques !! l'argent moins on le voie, plus il nous file entre les doigts !, j'ai des amis qui se vantent d'avoir 10 cartes de crédits, ça me rappelle les années fric, les années ' 80 cher à Tapie notre golden boy qui sait tout faire ! passe partout de la comédie humaine avec sa mine de franc tireur cynique ! qui transformait tout en or! et les banques en passoires !t'as de l'argent, t'as de l'entregent ,t'as le temps de le perdre ! excuse beregovoy , t'as pas su y faire avec l'escroc roger Pelat !, le fric ,çà une odeur, celle des camelots , des bateleurs, des nickeurs nés, la nature humaine gonfle de suffisance quand on la boursoufle ;avant , on disait qu'il y avait un ordre de l'argent, ordre de la puissance , de la force, c'était palpable !, aujourd'hui l'argent coagule tout ! lisse toute situation légère, abrège toute discussion grave ! la mécanique s'est emballée , invisible mais broyant insensiblement nos petites vies vers la pesée Miterand n'aimait pas l'argent, mais au resto, il s'excusait de ne pouvoir payer son addition !le frics'est adapté aux critères de la rentabilité tout azimuth et s'étend largement dans tous les secteurs : art, education, jeu, sentiments,on détruit la mémoire lente et pleine des anciens, on découpe tout à l'aune du profit à court terme, on recycle à tour de brasles dettes, l'information,l'image, l'art, l'histoire, les médias,les déchets , c'est plus dur !! on fait des journeaux gratos, indécent ! on détruit un peu plus l'humus , le terreau des relations désinterressés entre humains : le CAC 40 est le cocorico du matin, la trompette des gagne petits,on fabrique de l'egoisme, de la frustration et nos rappeurs en sont malades puisqu'ils méprisent tellement la puissance du fric qu'ils le totemisent en quelque sorte sous son aspect dérisoire( dents en or, chaine, lunette dernier cri, blouson de frimeur,femmes à jouir, haine du bourgeois mais aussi haine du gagne petit, leur parent tôt levés pour s'esquinter la vie à coup de smic ) la société a 4 dimensions !, 3 normales + le fric
Peut on mourir pour un taux de croissance !
on en rit !
Il y a longtemps que vous êtes là ? ben oui ! vous n'avez pas vu le temps passé ? ben non! pourquoi? parce que j'ai perdu le mien ! ah bon, vous avez perdu votre temps ? c't blague, j'aimerais bien le retrouver. Oh ! vous savez , le temps ne se retrouve jamais ! Je sais ! mais comme même ! je vais tout de même partir à sa recherche...si vous voulez Monsieur Proust, n'oubliez pas votre madeleine ! pourquoi ? elle vous donnera le goût du passé !, oui mais j'ai pas d'avenir ! ben, dormez plus souvent ! vous aurez l'impression de passer le temps sans lui !
les mots en liberté:
Les mots c'est comme les gens, les modes, les habitudes, les réputations, ça va et çà vient ! çà colle à l'époque ! par tous les pores du vivant
ça circule et ça aide à circuler comme le fric, huile de coude des relations sociales tarifées qui se passent la main et le bonjour !
Avant, dans le temps, on s'attachait beaucoup à nos ennuis de santé , à l'environnement nourricier, vu qu'on pouvait crever de faim ! la "fin des haricots" quoi ! une vie de "vache maigre"
On parle aujourd'hui du "trou" de la sécu,d eparachute dorés, du gaspillage des ressources, de la gabegie , pour faire bien ! ce mot là est né dans la disette révolutionnaire vers 1790, d'un dialecte picard quelconque apporté à Paris par des sans culottes instruits !il viendrait d'un verbe , gaber " se moquer, tromper par ruse": tu te gabbes encore de moi , bordel! meschant que tu est ! bref c'est de la raillerie + du gaspillage + de la triche générale !!
L'abondance ridicule, la surconsommation, les stocks inutiles, la grande Bouffe célébrée dans les salons, le tout VU "chic et choc" sur le papier glacé de nos vies bien formatées !, nos poubelles pleines de restes à consommer! le frigo manque d'éducation aujourd'hui ou le fast food rejoint tle "fast thinking-living", la fête est permanente , quoi ! et pas de grincheux , faites sauter le casino et banco !, qui perd gagne, roulez jeunesse ! nous sommes tous codebarrés par l'institution
HISTOIRE A SUIVRE :
TOME 1 : 1er EPISODE : mioouuu !! c'est moi
"Regarde Moi-Chat ! "
Je n'ai pas eu de parents calmes penchant les premières sorties dans ce monde de bruit etr de fureur : des énergumènes endiablés, qui se croient possesseurs du temps des autres et qui parlaient si forts !! , comme pour épaissir l'étoffe de leur petite vie, et se garder du mauvais oeil, enfin s'assurer de leur arrières.
J'ai grandi à la campagne dans une grande maison d'anciens riches fauchés!la patronne était grosse et avenante comme une rombière de "femme pratique" mais causait avec une voix stridente, assurée; le bonhomme, taciturne, se vengeait en coupant du bois , en bricolant sans discernement , en inventant des rendez vous fictifs avec les autorités de ceci , de cela , et une mine de matamor et une allure de tartarin en perdition !sa meuf , ben elle se disait cause toujours, mais change la merde des chats, fixe la gouttière, repeint le portail, va voit avec l'assurance, emmène le petit au judo, va chercher des patates à la cave, etc.... ; cette maison des fous , mes maitres adorateurs de minous pensaient que ces bêbêtes sont faites pour les enfants, pour eux quoi! :
Mais nous les bêtes, on n'a notre libre arbitre et nos horaires de travail ! on n'est pas des jouets et comme j'était tout menu plein de poils et l'oeil triste,la truffe humide, le miaou hésitant, ces demeurés se sont imaginés que j'étais une boule d'affection prête àfondre dans leurs grosses paluches d'énervés ; faut pas nous secouer comme des salades avec un air con et des giligi débiles, le chat a son "quant à soi" et renifle le calme avec volupté, étirement des pattes arrières, giration de la tête, grognement sec, pas oublier qu'on est des rase- moquettes , qu'on a 5 et 6 étages de moins que vous !