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embruns des jours et mouillages improvisés,

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Moondog, clochard céleste !

  en 1916 à Marysville, Kansas, Louis Hardin vécut sa première expérience musicale marquante vers l'âge de 5 ou 6 ans. Son père, missionnaire catholique, est alors envoyé
dans les réserves indiennes du Wyoming. Le petit Louis a ainsi la chance de jouer du tom-tom avec des Indiens Arapahu. A l'âge de 13 ans il perd la vue en s'amusant avec une amorce de dynamite. Louis poursuit alors sa scolarité dans des écoles pour aveugles et fait son premier apprentissage de la musique classique et de divers instruments (piano, orgue, violon...) auprès de professeurs diplômés de conservatoire. En 1943, Louis Hardin s'installe à Manhattan et commence à développer sa théorie de
la musique, le "snaketime," en référence à l'ondulation du son. Il devient l'ami d'Arthur Rodzinski, le directeur musical du New York Philarmonic qui l'autorise à assister aux répétitions. Mais, à partir de 1947, il n'est plus vraiment le bienvenue. Louis Hardin commence en effet à se vêtir d'une tenue complète de roi Viking, casque à cornes compris. C'est alors pour lui autant un acte de résistance contre l'industrie de la mode qu'un moyen de faire taire ceux qui comparent son visage à celui du Christ ! La même année Louis Hardin commence à utiliser le nom de Moondog en souvenir de son chien qui hurlait à la lune.
A partir de la fin de l'année 1949, Moondog se produit dans les rues de Manhattan. Il chante, déclame ses poèmes et joue de ses instruments, pour la plupart des modèles uniques fabriqués selon ses directives : les trimbas (des percussions triangulaires), le oo (un instrument à corde triangulaire), le yukh... S'il loge le plus souvent à l'hôtel, Moondog s'astreint régulièrement à dormir dans la rue, les économies ainsi réalisées lui permettant de faire retranscrire ses partitions écrites en braille. Ce sera son mode de vie pendant plus de 25 ans. En 1949/50 Moondog enregistre ses premiers disques 78 tours pour un petit label New-yorkais. Devenu un figure emblématique du quartier, il se fait rapidement connaître de labels plus importants. Moondog enregistre pour Epic en 1953 (Moondog and his Friends), Prestige en 1956/57 (Caribea Sextet/Oo Debut, More Moondog, The Story of Moondog), Capitol en 1957(Tell It Again). Dans ces disques
Moondog affirme déjà son style très personnel reposant sur des rythmiques aussi complexes que bancales, le résultat d'un mélange de fortes influences médiévales (canons, passacaille, rondes...), de jazz et de musiques traditionnelles (des Caraïbes, des Indiens d'Amérique...).
 
 
MOONDOG (1916-1999), balladin  du rythme scat

Une période creuse, au niveau discographique, semble s'installer après Moondog Suite (MG, 1959). Il faut attendre 1967 pour qu'il bénéficie d'un "coup de pub inespéré. Cette année là Janis Joplin et son groupe, The Big Brother and The Holding Company, reprennent (en simplifiant la rythmique) "All is Loneliness", une composition enregistrée par Moondog en 1949. Deux ans plus tard, en 1969, un jeune compositeur du nom de Philip Glass fait sa connaissance dans les rues de Manhattan et décide de l'héberger : le "squat" durera 3 mois. son ami Steve Reich a alors l'occasion de travailler avec Moondog et même d'enregistrer en amateur (les bandes n'ont jamais été éditées).

Cette expérience ayant eu lieu à une époque séminale pour la musique minimaliste répétitive (Moondog rencontra également
Terry Riley), Philip Glass et Steve Reich le proclamèrent un temps "fondateur du minimalisme", mais Moondog n'accepta jamais ce "titre". Même s'il a en commun avec eux la tonalité, Moondog déclara : "rythmiquement je suis considéré comme avant-gardiste mais mélodiquement et harmoniquement je suis très classique". Il déclara aussi : "Bach faisait quelque chose de minimal avec ses fugues. Alors quoi de neuf ?".

La grande compagnie Columbia /CBS, qui publie les premiers travaux de Steve Reich en 1967, s'intéresse alors au "clochard céleste" et lui donne l'occasion d'enregistrer avec un grand orchestre. Ses deux albums les plus connus sont alors publiés : Moondog en 1969 et Moondog 2 en 1971 (les deux seront réunis sur un seul CD, Moondog en 1989). Un certain engouement, tout relatif, s'empare alors de ce personnage bizarre, considéré comme un avant-gardiste échevelé. Dans les années 60/70 la Beat Generation l'accueille à bras ouverts, le voyant comme une icône de la rébellion. Moondog a l'occasion de se produire avec Allen Ginsberg, Lenny Bruce, dans des films avec William Boroughs... Il apparaît dans quelques shows télévisés, compose pour la publicité, la radio, une de ses œuvres est utilisée dans le film "Drive, She said" avec Jack Nicholson..

 

Dans les années 80 ,Moondog n'a publié que deux disques : Facets en 1981 et Bracelli en 1986. Il consacre son temps à la composition, parfois pour se lancer des défis à lui-même comme pour Cosmos I et II, une série de 8 canons nécessitant un millier de musiciens pour une durée de 9 heures ! "Mais je n'ai pas écrit cela dans l'idée que se soit joué un jour", avoue-t-il. Moondog se produit régulièrement sur scène : à Herten et Recklinghausen en 1981, Paris en 1982, Salzbourg en 1984...

 En 1988, Moondog est invité à faire l'ouverture du 10ème festival des Trans Musicales à Rennes, accompagné de l'orchestre de la ville (au beau milieu du premier concert, l'orchestre quitta la scène pour des raisons de "filmage abusif" puis revint... Le second concert fut tout bonnement annulé !). L'année suivante, autre accueil, autre ambiance, Moondog fait l'ouverture du New Music America festival à New York. Il dirige le Brooklyn Philharmonic Chamber Orchestra. Assis sur un côté de la scène et frappant sur un tambour, il conduit ainsi l'orchestre en lui donnant la mesure. Ce sera son dernier séjour aux Etats-Unis. Toujours en 1989, Moondog participe à deux titres de l'album My Place de Stefan Eicher (qu'il a rencontré aux Transmusicales). Moondog et Stefan Eicher collaboreront une nouvelle fois en 1992 pour un concert à Winterthur en Allemagne.

 On retrouve notamment l'intégralité de Moondog on the streets of New York (Mars records, 1953), une face de Moondog and his Friends (Epic, 1953) une face de Improvisations at a Jazz Concert (Brunswick, 1953) et 3 titres sur 4 de Moondog and his honking geese (1955). La compilation est étrangement complétée par une dizaine de titres provenant d'enregistrements de 1969 à 1995...



A LIRE:

-  "Comment rater sa vie en 11 lessons", de Dominique Noguès, chez Fayard , 2008

-  "Histoire du snobisme" (Flammarion), de Frédéric Rouvillois
Snob3
Le nouveau sujet à la mode sur la place de Paris ? Le snobisme. Il faut dire qu’avec son ouvrage éclabousse quelque peu la veste en velours usée dont on parait le snob jusqu’ici. Description, évolution, caractéristiques : le Professeur de Droit public à l’université de Paris-V tire le portrait de ce drôle d’animal avec humour et sans langue de bois. D’après lui, le snob serait un individu « gentiment méprisant, cherchant à échapper à sa condition qui ne le satisfait pas, et voulant se hisser plus haut, à un rang social auquel il n’appartient pas et qu’il juge supérieur ». Snob ne signifie-t-il pas sine nobilis ?Or pour Frédéric Rouvillois, ça ne fait pas un pli :
 Paris détient le pompon du snobisme : « C’est indéniablement la ville de France qui compte le plus de snobs au mètre carré, bobos en tête. » Scoop : le snob parisien est en pleine mutation. Si c’est Vincent Grégoire qui le dit (directeur du département art de vivre au bureau de style Nelly Rodi), on le croit sur parole. « Nous sommes en crise, explique-t-il. Le snob est donc en période de remise en question totale. Il devient “métropuritain” : il dit adieu aux soirées show-off pour se réfugier vers des valeurs plus sûres, telles que le partage et la solidarité. » De cette remise en question découlent de nouveaux codes, de nouvelles manies.

y a des visiteurs !







DVD A VOIR :



BOUQUIN   A   LIRE :

LE SNOB EST CLEAN !!
Il n’a même jamais été aussi clean : l’alcool, la drogue, les pilules du bonheur, les champignons magiques… Tout ça, c’est de l’histoire ancienne. Place à la sobriété. no drug est son nouveau credo. C’est ce que Vincent Grégoire appelle la « Laura Smet attitude », soit : « J’ai touché à tout ça. J’ai fait mon mea culpa. Une nouvelle vie s’ouvre à moi. » Seul petit bémol : le snob reste fumeur. Pour contrecarrer les nouvelles lois sur le tabac, il organise chez lui des open appart soirées, où l’on joue avec les volutes. Joli pied de nez à toutes les nouvelles normes restrictives. Parce que le snob est un rebelle dans l’âme, on l’oublie trop souvent.

LE SNOB NE BRUNCHE PLUS, IL SLUNCHE !!
Has been, le bon vieux brunch du dimanche matin. Le snob a trouvé mieux : il slunche une abréviation de « souper » et de « brunch ». Il s’agit en fait d’un goûter géant organisé sur le coup de 17 heures le samedi ou le dimanche. Généralement, le buffet est « bio home made », of course, et tourne autour d’un thème : le blanc, la pomme, le radis…, que sais-je (à noter que le topinambour fait un grand come-back). Le comble du chic ? Y déguster son fromage au champagne. Pourquoi ce revirement ? Car le brunch coupait la journée. Or le snob veut pouvoir vaquer à ses nouvelles activités en toute liberté.




AVENTURES  DU CHAT:

oh les couillons ! y passent l'aspirateur , c'tengin à tube! , cette pieuvre d'appartement à roulettes qui fait un boucan d'enfer et qui gratte le sol avec des airs de férocité cannibale: j'aime pas cette trompe d'éléphant sans corps! qui vous pompe l'air , la patronne prend son air auto satisfairt en gueulant à toutes les bêtes à poil , y compris son fainéant de mari , rangez vos miches, dame tartine arrive avec l'anticrasse unversel , de dieu! , qui se tape le ménage dans la piaule, c'est bibiche ! comme dab! je file sous la baignolire, j'ai trouvé une planque à l'hombre quand

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