embruns des jours et mouillages improvisés,
La base de Khé Sanh se trouvait dans le nord du Sud Viêt-Nam, à 100 km de Hué sur la côte, et au commencement de la zone montagneuse. Elle était à peine à 10 km de la frontière laotienne et seulement 23 km au sud de la zone démilitarisée qui divisait le Nord et le Sud du Viêt Nam.
La base elle-même s'étendait sur environ 1,8 km le long du fleuve Rao Quan et d'un plateau. L'élément central était une piste de 1 200 m de long qui avait été construite avec des plaques d'aluminium et permettait à des avions allant jusqu'à la dimension des C-130 Hercules de décoller et d'atterrir. La piste ne disposait pas de voie de circulation de sorte que les avions devaient tourner sur la piste principale pour se positionner.
Les défenseurs disposaient de 18 obusiers M101 de 105mm avec 12 km de portée, 6 obusiers M114 de 155mm avec 14,5 km de portée ainsi que de six mortiers M30 de 107 mm avec 4 020 m de portée. À cela, il faut ajouter des canons M107 à longue portée de 17 5mm, disposés au lieu-dit « Rockpile » et dans le « camp Carrol », qui pouvaient prendre les voies d'accès à la base sous leurs feux. Pour la défense directe de la base, il y avait 6 chars M48, 10 lance-roquettes M50, 4 blindés M42 ainsi que plusieurs camions équipés de canons de campagne M2.
En outre, les marines occupaient les collines 881 qui se trouvaient au nord de la base, ainsi que les collines 861 et le plateau au sud, et surveillaient les collines 558 qui fermaient la vallée du fleuve Rao Quan. Sur la colline 950, à l'est du fleuve, un poste de relais de radio était installé (voir la carte 3). D'autres collines étaient occupées, comme par exemple la colline 64 qui s'élevait dans la plaine, et d'où les marines pouvaient fournir un soutien d'artillerie à une grande partie de la base.
De multiples patrouilles autour de la base pendant l'opération Scotland, et les opérations de surveillance électronique Niagara I fin 1967, avaient mis en évidence des regroupements de Vietnamiens placés sous le commandement de la 304e division, ayant déjà servi contre les français à Ðiện Biên Phủ, et passant par l'est de la zone démilitarisée, dans la région de Khe Sanh.
Début de la bataille
Le général Westmoreland fit alors renforcer les troupes à Khe Sanh pour pouvoir résister à une éventuelle attaque. Tout comme les français avaient cherché une bataille décisive à la bataille de Điện Biên Phủ, il comptait se servir de Khe Sanh pour arracher la décision dans le conflit avec le Viêt Nam du Nord. Les Vietnamiens consentirent aussi volontiers que les Américains à cette bataille. Une victoire à Khe Sanh aurait ouvert la voie au contrôle de la région par les troupes de Hô Chi Minh et, de cette manière, aurait facilité l'approvisionnement des Việt Cộng dans le sud.
Peu après minuit, tôt le matin du 21 janvier 1968, la colline 861 est bombardée par les mortiers nord-vietnamiens. Des sapeurs essaient peu après de faire sauter les positions des Marines sur le sommet tandis que des troupes d'infanterie attaquent. Les agresseurs sont toutefois repoussés, entre autre parce qu'ils ont négligé la colline 881 au sud, et se sont trouvés le temps de l'attaque sous le feu d'autres positions de marines, plus élevées. À 5h30, le bombardement des mortiers et de l'artillerie positionnés sur les montagnes environnantes commence sur la base elle-même. Un des premiers obus atteint le dépôt de munition principal, dans lequel plus de 1 500 tonnes de munitions, soit 90 % des réserves de la base, étaient stockées. Des explosions énormes se succèdent à l'intérieur, et durent pendant plus de 48 heures, tuant 18 soldats américains et en blessant grièvement 43 autres. Des troupes nord-vietnamiennes attaquent dans le même temps le village de Khe Sanh, tenu par des marines et des rangers sud-vietnamiens.
La première attaque brise la défense mais une contre-attaque reste toujours possible. Après une deuxième attaque, les défenseurs se retirent à l'intérieur de la base et abandonnent le village aux Nord-Vietnamiens. Les jours suivants, les Vietnamiens effectuent des explorations armées jusque dans les lignes de défense des marines, mais la grande attaque attendue ne peut être lancée. Au lieu de ça, les canons de l'artillerie nord-vietnamienne continuent à bombarder la base, sur laquelle tombent 300 obus par jour.
L'offensive du Têt, vers Saigon, qui vient de commencer prend l'armée américaine par surprise. Les services de renseignements avaient prévu une bataille, mais pas une offensive généralisée. L'offensive du Têt mobilise toute l'armée américaine, et rend les secours impossibles à envoyer immédiatement à Khe Sanh. Les soldats américains encerclés dans la base, avec des munitions réduites, sont donc en fâcheuse posture.
Les bombardements par les canons nord-vietnamiens durant les deux mois suivants deviennent une habitude pour les marines assiégés. Pour faire face aux bombardements, les marines consolident leurs cantonnements et leurs abris, qui peuvent résister à des obus de mortiers et d'artillerie légère, et construisent un réseau de tranchées et de fossés dans toute le base.
L'approvisionnement de la base s'est organisé difficilement durant les deux mois et demi suivants. Les rations des soldats doivent être limitées. Les soldats dorment dans la boue, souvent avec les rats. Malgré les consolidations, les coups au but de l'artillerie font toujours des blessés et des morts. En raison du début de la saison des pluies, les cantonnements, ainsi que toute la base, se transforment vite en un paysage complètement boueux.
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Le camp était défendu par environ 200 bérets verts. Quatre canons de 57mm sans recul étaient disponibles, ainsi que 2 de 106 mm, 2 mitrailleuses M2 et, depuis le 24 janvier, une centaine de munitions anti-char M72. Celles-ci avaient été apportés au camp après que les reconnaissances aériennes et les rapports des auxiliaires laotiens eurent signalé des mouvement de tanks. À cela s'étaient ajoutés environ 290 irréguliers sud-vietnamiens installés depuis longtemps dans le camp de Lang Vei, à quelques centaines de mètres du camp des forces spéciales.
L'approvisionnement des 6 000 soldats cantonnés à Khe Sanh et la défense de la base nécessitaient environ 120 tonnes de matériel chaque jour. Puisque la base a été complètement encerclée par l'ennemi, cet approvisionnement doit être effectué complètement par la voie aérienne. Cela n'est pas facile, parce que les vietnamiens du nord ont installé plusieurs points de défense aérienne munis de mitrailleuses, qui prennent souvent sous leurs feux les lourds et lents avions d'approvisionnement. À cela s'ajoutent les feux d'artillerie et de mortier qui bombardent parfois l'avion au roulage sur la piste.
Pour approvisionner la base, des C-130 hercules sont mis en œuvre avec 20 tonnes de capacité de fret, ainsi que des C-123 Provider avec 7 tonnes de capacité, et des C-7 Caribou avec 3 tonnes de capacité.
Durant les 77 jours de la bataille, plus de 8 000 tonnes de matériel d'approvisionnement sont larguées au cours de plus de 600 parachutages. 4 000 tonnes sont déchargées par les procédures au sol.
Les positions des marines sur les collines entourant la base étaient essentielles pour la défense. La perte d'une ou plusieurs positions aurait signifié la fin rapide pour les assiégés. Pour cette raison, jusqu'à 20 % des troupes (environ 1 200 hommes) sont postés sur les collines.
L'approvisionnement de ces postes extérieurs n'est possible que par hélicoptère - chaque munition, chaque ration, combustible, soldat - tout doit être aéroporté. Cela se révèle de plus en plus difficile avec le temps, puisque les Vietnamiens du Nord prennent les hélicoptères sous leur feux pendant l'approche. Aussitôt ceux-ci arrivés sur zone, ils sont la cible des fusées et des mortiers. Les pertes sont élevées, et l'approvisionnement des troupes est de plus en plus difficile.
Les hélicoptères ne s'approchent plus seuls au dessus de l'objectif, mais par groupe de 16 appareils, avec des hélicoptères d'observation et d'attaque. Un commandement aéroporté, souvent un avion, est déployé pour chacune de ces opérations.
De plus, au commencement de l'opération, quatre A-4 Skyhawk attaquent les défenses aériennes nord-vietnamiennes connues, souvent des positions de mortiers et de missiles, avec des bombes et du napalm. Deux autres Skyhawks déploient ensuite un rideau de fumée le long du couloir d'approche, pour égarer les guetteurs nord-vietnamiens. Trente secondes plus tard approchent alors les CH-46 SeaKnights sous la couverture de UH-1 gunships, tandis que quatre autres Skyhawks volent à proximité pour un éventuel soutien. Les hélicoptères de transport se succèdent alors avec 10 secondes d'intervalle pour déposer leur fret (généralement au bout d'une corde). Ils ne se posent que si c'est nécessaire, pour apporter de nouveaux renforts ou évacuer des blessés. « We literally thrown of that out were » (nous avons presque été jetés de l'hélicoptère) écrit Dave Powell dans ses souvenirs. Une nuée d'hélicoptères s'approche comme des oies bruyantes, ce qui vaut rapidement à ces expéditions le sobriquet de « Supergaggle » (super troupeau). Ces opérations durent au maximum 5 minutes, et assurent l'approvisionnement des postes extérieurs. Avec cette façon de procéder, seuls 2 hélicoptères sont abattus, ce qui démontre l'efficacité de ce type d'opérations.
Dans les mois précédant le début du siège, quand les vastes mouvements de troupes du Nord-Viêt Nam avaient été découverts, une vaste opération de reconnaissance et de renseignement avait été planifiée autour de la base de Khe Sanh.
En plus des patrouilles le long de la frontière, devenue la spécialité de la 101e division, des avions de reconnaissance lançaient des micros d'écoute. Ceux-ci avaient été lancés par avance sur les secteurs supposés et connus d'opérations, et prévenaient le centre de contrôle des mouvements hostiles. C'est de là qu'étaient transmises les informations aux forces aériennes et à la marine, et que les ordres d'attaquer leur étaient donnés. Les informations rassemblées ont permis aux forces armées aériennes de réagir rapidement lors des concentrations et des mouvements de troupes des Vietnamiens du Nord avant chaque attaque.
À cela, il faut ajouter les bombardements effectués par les bombardiers B-52 Stratofortress
pendant l'opération Arc Light. Venant de Guam, de Thaïlande ou bien de la base d'Okinawa au Japon, les bombardiers s'approchant toutes les 90 minutes déversent, 24 heures sur 24, 23 tonnes de bombes à chaque bombardement sur les positions ennemies. Jusqu'au 18 février, ils observent une distance de sécurité de 3 km autour de la base, pour ne pas toucher les soldats américains. Mais les vietnamiens ont un système de galeries et de tranchées qui s'approche de très près des lignes des marines, et, après le 18 février, sous la conduite du radar au sol de la base, les bombardiers effectuent des bombardements jusqu'à moins de 1 km de la base. Quand le succès de telles actions est avéré, la zone de sécurité autour de la base est réduite à 1 km, et le camp ennemi est survolé en permanence. Au total, les B-52 larguent, au cours de 2 548 sorties, environ 60 000 tonnes de bombes sur la région autour de la base de Khe Sanh. En moyenne les bombardements sont trois fois plus intenses que ceux de la Seconde Guerre mondiale.
Les troupes vietnamiennes sont prises en même temps sous les feux de l'artillerie lourde américaine située sur les collines Carrol et Rockpile, tandis que les unités vietnamiennes restées en arrière subissent de lourdes pertes par des attaques aériennes massives. Les assaillants survivants sont pris dans le feu direct des défenseurs, et l'attaque est un échec.
Alors que les bombardements des canons nord-vietnamiens étaient devenus une habitude pour les marines, les micros d'écoute ont enregistré durant la dernière semaine de mars une forte hausse des mouvements autour de la base qui allait de pair avec une augmentation des bombardements d'artillerie. Le 23 mars, plus de 1 000 obus tombent sur la base, avec une moyenne de 100 obus par heure. Les défenseurs s'attendent alors à affronter une attaque massive, mais c'est précisément l'opposé qui se produit : l'ennemi est en train de retirer la plus grande partie de ses troupes de la région, laissant environ seulement 5 000 vietnamiens du nord.
Les marines, après des semaines passées à ne pas s'éloigner de plus de quelques centaines de mètres de la base, peuvent entreprendre des attaques, plus ou moins fortes et agressives, sur les positions des nord-vietnamiens dans les collines, et parviennent parfois à les en déloger.
Arrivée de la 1re division de cavalerie
Le 31 mars, la 1re division de cavalerie US, des unités du 1er et 26e régiment d'infanterie de marines, et la 2e force aéroportée sud-vietnamienne, commencent une attaque le long de la route 9. C'est le début de l'opération Pegasus.
Les unités de marines et les sud-vietnamiens avançent le long de la route et, dans le même temps, la 1re division de cavalerie protége les flancs de la colonne de secours en allant inspecter et neutraliser les positions nord-vietnamiennes dans les collines au nord et au sud de la route. Au début de l'après-midi du 6 avril, les premières unités de rangers sud-vietnamiens atteignent la base de Khe Sanh. Deux jours plus tard, la route 9 en partie détruite est de nouveau libre et praticable, après que des pionniers l'aient reconstituée. La première division de cavalerie atteint la base, pour relever les marines. L'opération Pegasus est achevée officiellement le 14 avril, après que les unités vietnamiennes et la 1re division de cavalerie aient rejoint tous les postes isolés sur les plateaux. Là, ils constatent les effets des bombardements de l'opération Niagara en découvrant des centaines de nord-vietnamiens morts, parfois insuffisamment enterrés.
Histoire de chat !!
Quand je rentre dans la cuisine, je sait pas pourquoi mais les "deux-pattes" sont toujours affairés au dessus de ma tête sur le plan de travail; et j'te prépare ci!, et jte prépare çà !, bref , j' suis obligé de leur grimper sur le pantalon et d'allonger ma carcasse pour savoir si c'est pour ma pomme ou pour maurice ! ; quand çà sent le poisson , y pas à dire, je fouille les poubelles , car ces cochons de vivants jettent la nourriture encore bouffable!!, si j'ai le numéro vert, j'appelle SOS gaspillage !! et les autorités zumaines vont me les mettre à dégorger comme des escargots .