embruns des jours et mouillages improvisés,
construit la république des arts, populaire et démocratique ,conseiller municipal et commissaire aux arts dans la republique de 1870, contre le pouvoir politique réactionnaire de monsieur Thiers !
Courbet, fidèle à ses racines, s’inspire de son terroir natal tout au long de sa vie et tout particulièrement pour ses premières grandes toiles. Celles-ci préfigurent ses manifestes artistiques, Un enterrement à Ornans et L’Atelier du peintre. Les Paysages occupent une place centrale dans l’art de Courbet : deux séries consacrées aux grottes et aux vagues sont rassemblées pour la première fois. Ce thème explore les liens avec la photographie contemporaine – avec Le Gray, Le Secq et Giroux notamment.
La tentation moderne :
Durant les années 1860, Courbet est au faîte de sa célébrité et devient une référence pour la génération des jeunes artistes de la nouvelle peinture et des débuts de l’impressionnisme. Leurs œuvres le stimulent en retour, notamment autour du portrait et du sujet moderne.
Le nu, la tradition transgressée:
Courbet peint ses premiers nus féminins vers 1840. La présentation des Baigneuses en 1853 affirme sa fidélité à la tradition et sa volonté d’un renouveau réaliste. Autour de L’Origine du Monde, fameux tableau peint en 1866, l’ensemble des grandes toiles consacrées à ce thème est exceptionnellement réuni.
Le peintre en chasseur mélancolique :
Le thème de la chasse occupe une place particulière, au regard de la peinture d’histoire. L’exposition présente un important ensemble autour des grands formats – L’Hallali du cerf (1866, musée des Beaux-Arts de Besançon), Le Combat de cerfs (1861, musée départemental Gustave Courbet, Ornans).
L’expérience de l’histoire : Courbet et la Commune ;
Courbet entretient des liens complexes avec la politique. Il s’engage dans l’action à l’occasion du siège de Paris et de la Commune où il préside la Fédération des Artistes. Il paye cher cette implication, notamment la destruction de la colonne Vendôme. Emprisonné, malade, il s’exile en Suisse en 1873. Courbet est désormais un artiste « survivant ». Hormis dans l’Autoportrait à Sainte-Pélagie (1861, musée départemental Gustave Courbet, Ornans), le peintre ne traite pas directement ces événements. La série mélancolique de natures mortes, peintes entre 1871 et 1873, exprime tout son désarroi. L’exposition se conclut sur les trois tableaux consacrés aux Truites de la Loue, métaphores du douloureux destin de l’artiste.