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embruns des jours et mouillages improvisés,

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ou sont les intellos ?

Le silence des intellectuels est assourdissant, changer la vie est devenu une prise de tête ;planquez vous devant le CAC40  !l'engagement des années''70 avec, Sartre, Montand, Beauvoir,Signoret,Halimi,Krivine, comités,pétitions, les manifs bobos, le panier à salade des stars ne fait plus recette ! avis de crachin théorique sur Saint germain des Près. avec emmanuel Todd, Nicolas Baverez, Henri Gaino, on trouve maintenant les tenants de la démocratie postmoderne, désenchanté , waterlo, morne plaine !; les clercs sont partis vendre leur services dans l'édition, la publicité, le théâtre ( gérard Miller ! et même l'avocat jacques Vergès !), les plateaux télé, il n'y a plus de droite, plus de gauche, economie de marché tout azimuth !,BHL se tire ailleurs, Darfour, Kosovo, USA, et copine pour le fric avec Houellebeclk , le nihiliste shopenhauerien! y a mème des intello "anciens mao" très pro-américain comme andré Gluksman, Pascal Bruckner, basculement à droite ou plutôt néo réalisme , il faut relire Regis Debray sur l'avenir de la profession d'intello, transformé en intello terminal journaliste comédien avide de notoriété !

Comme disait Camus, la gauche s'est trompé avec angélisme sur sa capacité à reformer et sa discrétion actuelle est la conséquence de son engagement aveugle pour des régimes totalitaires allemands, soviétiques, vietnamiens,chinois, et il n'y a plus d'utopies productrices d'idées généreuses !!: le carnaval médiatique ayant dissous les combats des "sans voix" , les "chiens de garde" , roquets impénitents de la pensée marxiste n'ont que leur habits et leur style à sauver !, toujours les mains propres mais le crachat facile !: les rituels de compassion sur les droits de l'homme nous reviennent dans la gueule avec les representants de pays du Sud qui nous jettent notre néo colonialisme intellectuel à la gueule, voir le bouquin de Jean Ziegler !Haine de l'Occident  ( voir le Darfour, )ceux qui ont sauvé la bataille des idées sont à chercher à l'Est: Soljenitsyne, Michnick, Geremeck, Havel,  les intellos en Iran, en Chine,en Birmanie,au Pakistan, au Kenya, ).

L'information en continu type CNN, foxnews,BFM,  pervertit la communication qui demande , recul,réflexion , contradiction, la vérité dépent de celui qui la porte, l'accès de tous à internet, au mobile, pervertit le contenu de la vérité: la parole libre dans un contexte de non liberté a plus d'écho, de valeur, que la parole libre dans un contexte de liberté ! et puis la Technologie et  la Finance nous éloigne de la responsabilité; nous nous enfermont dans la description du réel et non dans l'étonnement de faire autrement: le sens des choses est dans la relation au monde non pas dans le monde !  le monde est malade, persuadé que la recherche de la vérité n'est que le remplissage d'un gigantesque sudoku, un mot croisé, et la rationalité économique est devenu le moteur de croissance chez les capitalistes Russes, les Chinois, et même le stratège Ben Laden !! si, si ! Le monde est une machine qu'il faut régler aux mains d'une tribu instruite, arrogante, conformiste et ironique, vaniteuse, sans idéal que ses stocks options : l'Europe a une monnaie unique , mais a écrit une constitution illisible pour énarque boutonneux ! , vraiment, c'est Giscard le rédacteur , alors ?

La globalisation des marchés engendre une globalisation des comportements d'échanges incompatible avec notre identité  : comme dit michel Serres, on a d'un côté un vieux monde qui ne veut pas mourir et des technologies qui détruisent les modes de vie traditionnelle, ça crée des crises systémiques ,internet, titrisation, monétisation, codage, nécessite un accord des intéressés , des soitiers de l'économie!le mode de nouvelles régulation obeit à des lis différentes du passé


   CHAT ALORS ! (4)


Bon, j'ai fait ma sortie au jardin , ventre à terre, la tête orienté plein ciel, en batterie les gosses sont arrivés pour m'arroser: y savent bien que j'aime pas la trempette, je fuis sous la haie, et j'attend qui s'occupent d'eux! rasoir, ces "2-pattes" à poil ras, cà veut tout toucher tout de suite, et çà commande à la nature, les parents tourent comme des bouriques pour remplir l'emploi du temps des heures à tuer !je pisse un coup , histoire de marquer le terrain; quel gourbi, leur terrain, le vieux entasse le bois sans égard ,  
















A LIRE :

"Avant, pendant, après",
de Jean marc Parisis, chez Stock
Une histoire d'amour triste et belle qui tourne en boucle comme une ritournelle  douce et mélancolique

" La cuisine paléolithique" de Joseph Delteil , un écrivain quatre étoiles,anard écolo avant tous,  les éditions de Paris, 126p,17€
poète ,vigneron , cuisinier de terroir, coquin surréaliste, montparno défroqué qui a fui le  Paris des strass et des paillettes en 1930,bien avant les néo ruraux, pour faire langue , comme Rimbaud avec la voix des anciens 
Communion avec les fruits, les légumes, le feu,, cérémonial de messe pour la confection d'un potage cérébrale



"Le Roman des voyageuses françaises (1800-1900)
de francoise Lapeyre,Payot, 264p, 18,50€

Jeanne Goussard de Mayolle descent l'Amazonie en 1810, Flor Tristan part au Pérou en 1833, 

 





"L'épopée amoureuse des papillons"
, Jean Pierre Hotte:Julliard ,141p,15€
la vie est un chantier d'un levain d'imaginaire poetique et dansant dans le raffinement esthétique de la chysalide

 
De Paris à la lune
             De Paris à la Lune (1995-2000)

Un Américain à Paris. Le thème n'est pas nouveau mais l'exercice inépuisable. Et toujours aussi savoureux lorsqu'il est réalisé avec intelligence et finesse. Les États-Unis se sont déjà précipités sur cet ouvrage, preuve que le mythe français est encore vivace outre-Atlantique. Mais ce sont les Français qui feront le meilleur usage de cet essai sur eux-mêmes. Un peuple gagne toujours à se découvrir sous le regard de l'autre. Il y apprend beaucoup sur sa disposition à accueillir les étrangers et sur ses singularités culturelles. Le décentrement ethnologique que nous propose ici Adam Gopnik ne reprend ni le ton satirique du "comment peut-on être français ?", ni celui, émerveillé, du Paris est une fête d'Hemingway. Immigré volontaire par amour pour la France, ce journaliste du New Yorker débarque dans le Ve arrondissement pour emménager avec femme et enfant. La société française qu'il découvre, sur une période de cinq ans (1995-2000), est celle des grèves contre le gouvernement Juppé, de la grande tempête, du procès Papon et de la Coupe du monde de football. Mais c'est aussi celle des squares parisiens, du Guignol du Luxembourg, des commerçants du quartier et du Balzar d'avant qu'il soit racheté par le groupe Flo… La culture française décline-t-elle ? C'est ce que le lecteur français se demandera, s'il n'en est déjà convaincu, à la lecture de cette chronique souvent nostalgique d'un Paris que l'auteur avait connu une première fois au début des années 1970. Une agréable occasion de s'interroger sur nous-mêmes… et de découvrir une famille américaine des plus sympathiques. --Emilio Balturi

Extrait:

"Je crois que la gravité de cette grève ne m’est vraiment apparue qu’au moment où les poulets ont cessé de tourner au marché du quartier. Plusieurs marchands de volailles y faisaient rôtir à la broche poulets, coquelets, faisans et lapins, en permanence, en août comme dans les jours calmes qui succèdent à Noël. Un après-midi – la grève avait commencé quelques jours plus tôt –, j’allai au marché pour m’assurer du devenir d’une dinde commandée à l’un des rôtisseurs pour un Thanksgiving tardif et je m’aperçus qu’il avait rangé toutes ses broches et éteint ses fours. J’y vis l’un de ces signes où les correspondants à l’étranger sont supposés lire un sinistre présage et, comme j’approchais pour lui demander ce qui se passait, il indiqua d’un geste lugubre le
boulevard Saint-Germain.

– Ça commence, fit-il d’un ton sinistre.

Mais qu’est-ce qui commençait, je ne savais trop.

– La dinde, elle va arriver ? demandai-je avec le stupide illogisme des gens pris dans la tourmente révolutionnaire (« Rien », nota Louis XVI dans son journal le jour de la prise de la Bastille).
Il secoua la tête et, l’espace d’un instant, je craignis que la gent volatile ne fît grève, elle aussi. Puis il indiqua derechef le boulevard.

Sur au moins dix pâtés de maisons, de part et d’autre de l’artère, stationnaient des autocars de tourisme ; ce simple spectacle, compte tenu de la sévérité avec laquelle les flics font observer les règles de stationnement, était en soi-même quasi insurrectionnel. Entre les deux rangées d’autocars, des milliers de militants de FO, venus de la France entière, remontaient le boulevard, trois ou quatre de front. Suivait une arrière-garde d’étudiants armés de bâtons et parfois de briques.
Le bruit était bizarrement confiné, amorti par les bus garés, on avait l’impression d’une révolution dans une gare routière. Plus à l’est, les CRS étaient rangés et attendaient, avec leurs casques et leurs boucliers. Il ne se produisit aucune violence et il n’y en a pas eu depuis, mais on commençait à se demander si les Français ne réessayaient pas, fût-ce pour un instant, des costumes révolutionnaires depuis longtemps mis au rencart, bien que dans une mise en scène légèrement irréelle : les grévistes venant en bus à la Révolution, les étudiants réapprenant le vocabulaire des pavés arrachés.

La grève avait commencé le vendredi 24 novembre par un préavis d’un jour des cheminots. Le gouvernement Juppé en était encore à s’autocongratuler, à s’enchanter, tel Gringrich, des mesures d’austérité annoncées pour réformer le ruineux système national de sécurité sociale. Ces mesures épouvantaient les cheminots car le gouvernement verse directement quantité d’argent dans leur caisse de retraite, franche subvention qui fait des travailleurs du chemin de fer moins des employés d’une entreprise fondée sur le profit que des fonctionnaires subventionnés d’un trésor culturel d’État, comme les pensionnaires de la Comédie-Française.
Pendant ce temps, une grève des étudiants d’université, qui avait commencé à l’extérieur de Paris, s’étendait à la capitale.
Les étudiants voulaient des amphis moins bondés et davantage d’argent, et le gouvernement ne voyait pas comment leurs intérêts pourraient s’associer à ceux des cheminots ; au surplus, il ne s’expliquait pas qu’une grève estudiantine pût passer au premier plan dans un pays où le taux de chômage dépasse depuis longtemps les dix pour cent. Mais le gouvernement avait sous-estimé la force extraordinaire du mot étudiant dans l’imaginaire français, un peu comme farmer chez les Américains.

En fait, la formule « mouvement étudiant » a en France une magie à peu près équivalente à l’expression « ferme familiale » en américain, qui évoque un passé idéalisé, même chez ceux qui n’ont jamais pris part à un mouvement estudiantin ni vécu sur une exploitation familiale. Une semaine durant, les étudiants et les cheminots s’attaquèrent tour à tour au gouvernement Chirac-Juppé, comme une paire de catcheurs expérimentés sautant sur des innocents imberbes. Ils se débrouillèrent si bien que d’autres groupes se mirent à entrer sur le ring. Pour commencer les machinistes du métro, puis les trieurs du courrier et enfin les employés de France-Télécom. Où cela s’arrêterait-il ?

Bien qu’elle eût acquis un rythme quasi révolutionnaire, la grève ne nourrissait aucune idéologie de même ordre : le slogan des fonctionnaires, à la pointe de la grève, reste au fond : « On ne bouge pas. » Leur revendication est totalement bourgeoise ; on dirait une grande danse de la classe moyenne s’efforçant d’invoquer, à force de ferveur et d’intensité, la certitude que l’avenir sera comme les trente glorieuses, cette période de prospérité qui s’est achevée à la fin des années soixante-dix. Voilà pourquoi les Français qui ne sont pas syndiqués eux-mêmes soutiennent la grève ; un sondage pratiqué au bout d’une semaine a montré qu’un peu plus de soixante pour cent considéraient le mouvement avec sympathie.

Quelques jours après la manifestation, je retournai à la rôtisserie pour m’assurer que la dinde était bien en route pour la capitale.


                           ANNA MOUGLALIS ?















                                     mystère, mystère !!












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F
je comprends pas très bien le fonctionnement de ces petites cases ni ne suis capable de mettre un nom et un prénom sur l'auteur des lignes ci-dessus... n'ai d'ailleurs pas envie d'en savoir plus<br /> j'ai cliqué à l'instant sur "nihilisme shopenhauerien" en reprenant mes notes sur Rancière (Les bords de la fiction) mais très vite je saute les paragraphes <-- je n'aime pas cette écriture qui se surveille et tranche... sépare le bon du mauvais <br /> puis pof je tombe sur Delteil et La Cuisine paléolithique... je l'ai un peu fréquenté Delteil (et Caroline) après 68. Nous allions le voir, avec Cris à La Tuilerie de Massane... une fois nous y sommes allés avec notre fille Éléonore... qui devait avoir dans les 4 ans<br /> la Tuilerie de Massane est aujourd'hui en partie détruite<br /> la maison des Delteil est complètement effondrée<br /> devant la grille, qui en interdit l'entrée, il y a une vague stèle du Conseil Général de l'Hérault je crois<br /> il y a quatre/cinq ans j'y suis rentré en passant par derrière... le toit, les planchers sont écroulés. J'ai réussi quand même à monter à l'étage en marchant sur les poutres... j'essayais de trouver des traces<br /> du côté de la cuisine en bas, accrochés à leur clous deux vieux grils, très rouillés, que j'ai emportés et accrochés aux clous devant le four à pain de ma maison de Roquedur. Je ne m'en sert pas. Quand je les regarde, je pense à Delteil... à La Cuisine paléolithique<br /> MF
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