embruns des jours et mouillages improvisés,
COMMENT ËTRE CLASSIEUX EN COMPAGNIE ?
Paraître brillant, ça ne s'improvise pas, ça se prépare. Choisissez des sujets de prédilection et travaillez les à fond. Ca peut être la peinture de la Renaissance (pour les plus feignants, prenez un seul peintre, genre Michel Ange, Raphaël... Evitez Léonard de Vinci, trop populo depuis le Da Vinci Code), la mythologie nordique, la littérature, christine Angot,cà vaut quoi, Houellbec / BHL, c'est du marketing ?Le Clesio? c'est pas intello? ... Quoi qu'il en soit, idéalement, prenez un sujet artistique tendance (Jeff Koons, philippe Stark ?) , un sujet sociologique branché et un sujet géopolitique, le meilleur équilibre selon moi. Une fois vos trois sujets choisis, lisez tout ce qui vous tombe sous la main et qui en parle. N'hésitez pas d'ailleurs à tenir au courant votre entourage de vos passions, ils pourront vous offrir des livres sur le sujet ou vous découper des articles, ça peut toujours servir.
Maintenant, revenons au repas. Vous êtes à peu près au point sur vos sujets de prédilection mais vous espérez que les gens à qui vous parlez n'y connaissent pas grand-chose et vous écouteront, admiratifs. Cependant, le souci est de réussir à amener la conversation sur votre domaine de connaissance, il faut être très réactif. Une fois que vous avez attrapé le mot (les "subprimes",la titrisation ?, en ce moment !) qui vous permet d'embrayer sur votre passion, ne lâche plus !. Monopolisez la conversation !, étalez votre savoir et apprécier l'éclat admiratif qui illumine le regard des convives. Evidemment, évitez de choisir des sujets trop populos car si vous êtes deux spécialistes à la même table, vous perdez votre aura.
Il y a aussi une autre technique qui permet d'être plus généraliste ! Lisez les éditos !. Tous les éditos que vous trouvez (stephane Denis, Slama, Schifres), lisez les. Comme ça, vous aurez un avis sur tous les sujets, un avis argumenté. Vous avez des faits, vous pouvez même avoir une citation classique, vous pouvez dire « René Aron avait une vision des relations internationales, bla bla bla ! ». Evidemment, il faut bannir les phrases « je lisais l'autre jour l'édito de machin qui disait... ». Ok, lire les journaux, c'est bien, mais faire croire qu'on a eu ces pensées tout seul comme un grand, c'est quand même mieux. Il s'agit de briller par notre intelligence, pas par notre capacité à lire et retenir. Même si ce n'est pas donné à tout le monde.
Seulement voilà. Méfiez-vous des convives. Il y en aura toujours un pour faire du mauvais esprit, du genre « la culture, c'est comme la confiture, moins on en a, plus on l'étale ». En l'occurrence, il a raison mais ça casse quand même notre belle image d'intellectuel qui sait tout sur tout. Pour peu que l'invité soit un psy à la mode, un médecin polyglotte,une pimbèche susceptible, un écrivain un peu éméché poussant le fatidique "c'est aléatoire !" , il va vous pousser dans vos derniers retranchements jusqu'à dévoiler votre inculture et là, l'éclat d'admiration disparaîtra au profit d'une moue de mépris.
Evidemment, certains diront que ce genre de stratagème n'a aucun intérêt et ne procure aucun plaisir si ce n'est que suscité de l'admiration chez des gens qui ne nous connaissent que de loin. C'est vrai. En fait, tout est question de choix entre l'être et le paraître. En fait il faut picorer les informations, apprendre des choses de ci de là donc n'être spécialiste sur pas grand-chose. On peut lire tout ce se qui se trouve sur un sujet mais l'ambition n'est pas de l'étaler en soirée, c'est juste pour moi. D'ailleurs, ma lubie de la Table Ronde, j'ai jamais pu trop m'en servir, à part pour critiquer le mauvais film Lancelot avec Richard Gere. Mais ça, y a pas besoin de vraiment s'y connaitre. Je sais qu'on ne peut pas tout savoir sur tout et Dieu merci, on s'ennuierait ferme, sinon. Mais il est toujours bon de savoir des choses... Histoire de pouvoir contrer celui qui paraît brillant mais qui perd pied dès que la conversation s'évade vers des domaines qu'il ne maîtrise pas.
ENTENDU A LA RADIO :
DUBAI construit actuellement s'est lancé dans la construction d'un gratte-ciel d'une hauteur de plus d'un km !.
Elle a également frappé les imaginations, alors même que s'étend la crise financière mondiale qui risque fort de ralentir le développement de l'émirat. Comme tous les autres marchés boursiers du monde, la Bourse de Dubaï a connu durant la semaine quatre journées d'horreur !!, perdant le quart de sa valeur entre dimanche et mercredi ?"Comme si de rien n'était"